« En ces moments dramatiques que vit le monde, l'artiste doit pleurer et rire avec son peuple. Il faut laisser là le bouquet de lys et se plonger dans la boue jusqu'à la ceinture pour aider ceux qui cherchent les lys. » Federico Garcia Lorca

Stage « Conter Dire Raconter » 24 au 28 août 2026 en Ardèche

Date : une semaine d’immersion dans l’aventure du don de l’histoire du 24 au 28 août 2026
Lieu : Forêt du Champval 07460 Saint-Paul-le-Jeune / repas tiré du sac, possibilité d’hébergement
Direction pédagogique : Eric Derrien
Tarif : 450 € ; tarif solidaire : 300 €
Renseignements et inscriptions : faire une demande via le formulaire
Tél. 06 08 87 22 53 / Mail : libreconteur@ericderrien.lautre.net.

« Il est une étoile en chacun de nous, il s’agit de la laisser jaillir. »


Conter, derrière l’apparente simplicité est un art aux multiples facettes avec lesquelles nous pouvons jouer, afin de permettre à chacun et chacune d’aller au devant de sa propre parole.

Présence scénique : partage de quelques secrets trop peu connus sur notre corps et notre capacité à rayonner.

Imaginaire : « l’imagination c’est des images en action », alors à l’aide de nombreuses mises en jeu nous chercherons à la libérer, cette imagination, ainsi qu’à consolider les images mentales des contes.

Gestuelle : Il est des gestes parasites mais il en est d’autres qui agrandissent, qui consolident les images développées. Allons vers la précision, faisons de nos histoires une réalité rêveuse partagée.

Structure : Comprendre et assimiler la structure d’un conte, c’est consolider en nous sa charpente. Cela nous ancre dans une parole plus grande que nous, plus solide et qui a traversé les siècles. Cela nous remet à notre place de maillon d’une longue chaîne de transmission et nous évite l’écueil de transformer ces récits en marchandise sujette aux modes et conforme aux diktats contemporains.

Répertoires : Contes merveilleux, contes facétieux ou de sagesse, légendes, mythes… Cherchons à mieux les distinguer pour mieux les approcher.

Éloquence, musicalité, diction, rythmes, autant d’angles à explorer sur le chemin.


Il faut aussi le temps de nous questionner sur nos transmissions, sur les écueils et les dangers, sur les sources et les fruits de cette parole contée. Sentir qu’être conteur ou conteuse c’est aussi être acrobate, philosophe, historien, clown, sociologue, dramaturge, comédien, cinéaste, musicien… vivant finalement.

Et pour cela, des temps peuvent être consacrés à la réflexion et à se poser toutes les questions, surtout celles qui dérangent.